Top secret : Le laboratoire de Wuhan en lien avec le Coronavirus

Une enquête sur l'origine du coronavirus Covid-19 par le gouvernement américain et les révélations de certains média ont causé de nombreuses réactions sur le laboratoire P4 de Wuhan. Fakes news ou vraies théories ?

Depuis plusieurs semaines, un laboratoire de Wuhan, le Wuhan Institute of Virology (WIV), est au centre de multiples publications. Ce laboratoire existe bien à Wuhan et possède une antenne spécialisée dans l'étude des maladies infectieuses des différents coronavirus. Cette branche spécialisée de très haute sécurité biologique P4, est celle qui a fait l'objet des plus nombreuses rumeurs ces derniers jours. Le laboratoire de Wuhan est de conception Française, rappelons le car cela a son importance.

Lancé au début des années 2000 pour un accord signé en 2004, le projet de laboratoire P4 à Wuhan, bien que supervisé par des chercheurs français avait suscité des réticences internationales en raison des craintes qu'il puisse aider les Chinois à fabriquer des armes bactériologiques. La réalisation de ce laboratoire, conçu par par le cabinet d'architecte français Tourret et Jonery, s'inscrit dans la mise en œuvre de l'Accord intergouvernemental de lutte contre les maladies infectieuses émergentes, signé en 2004 par la France et la Chine. Cet accord prévoit, outre le laboratoire P4, la création de l'Institut Pasteur de Shanghai ainsi que l'acquisition de quatre laboratoires mobiles de type P3.

En 2004, la France et la Chine ont signé un accord de lutte contre les maladies infectieuses émergentes.

Le 16 juin 2016 : Les deux pays se sont réunis à l'Institut de virologie de Wuhan du laboratoire P4 de haute sécurité biologique, premier laboratoire chinois de ce niveau de sécurité, pour la cérémonie de réception.

23 février 2017 : Le premier laboratoire épidémiologique de haute sécurité P4 de Chine, qui abritera les souches les plus dangereuses des virus connus, en coopération avec la France, a été accrédité par les autorités chinoises. A cette occasion, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a visité les lieux en compagnie d'une délégation française. Le président-directeur général de l'Inserm, Yves Lévy, qui est aussi le mari d'Agnès Buzyn était présent.

janvier 2018 : l'Inserm, présidé par Yves Lévy, mari de Agnès Buzyn, a retiré à l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, dirigé par Didier Raoult, son label, qui plaçait le centre de recherche sous la tutelle de l'institution parisienne, tout en lui assurant une dotation budgétaire.

17 novembre 2019 : Le premier cas de Coronavirus a été détecté à Wuhan.

Fin novembre 2019 : Le directeur de l'Institut de recherche pharmacologique de Milan explique avoir recueilli plusieurs témoignages de médecins italiens. Ces derniers lui ont fait part de cas de pneumonies très étranges, très graves frappant le plus souvent les personnes âgées. Le virus était-il déjà présent en Italie dans la communauté Chinoise venant de Wuhan.

29 décembre 2019 : Li Wenliang, le docteur chinois ophtalmologiste à l'hôpital central de Wuhan a révélé en petit comité le début de l'épidémie de coronavirus. Arrêté par la police pour rumeurs infondées, il est mort en prison.

30 décembre 2019 : Bien avant la prise de conscience internationale, la docteur Ai Fen lit un rapport d'un laboratoire qui a analysé les échantillons prélevés sur une malade de Wuhan. Le coronavirus qu'elle porte est un "SRAS" et est "de manière évidente contagieux". Elle diffuse ces résultats à ses collègues, malgré l'ordre du gouvernement chinois de se taire.

31 décembre 2019 : Des médecins chinois donnent l'alerte sur un nouveau virus inconnu qu'ils nomment 2019n-CoV et qui serait apparu chez des personnes travaillant au marché de gros de fruits de mer de Huanan à Wuhan dans la province de Hubei en Chine centrale dans lequel des animaux sauvages vivants sont entreposés et vendus.

2 janvier 2020 : Un directeur de l'inspection de l'hôpital accuse la docteur Ai Fen lit de répandre des rumeurs, de créer des problèmes"et de manquer à la discipline d'équipe. On lui demande de se taire, ce qu'elle fait.

13 janvier 2020 : Agnès Buzyn classe la chloroquine sur la liste des substances vénéneuses en France.

13 janvier 2020 : Thaïlande, le premier cas hors de Chine est déclaré. Il s'agit d'une personne venant de Wuhan.

20 janvier 2020 : La Chine officialise que le virus se transmet d'homme à homme. Les habitants ont commencé à porter des masques de protection.

21 janvier 2020 : États-Unis, le premier malade est déclaré à Seattle.

23 janvier 2020 : Wuhan, la mégapole de 11 millions d'habitants a été mise en quarantaine à 10h00 précise.

24 janvier 2020 : en France, les trois premiers malades sont annoncés : deux à Paris et un à Bordeaux. Ces trois patients chinois avaient séjourné à Wuhan

7 février 2020 : Décès du premier médecin lanceur d'alerte, arrêté par la police dès ses révelations, le docteur Li Wenliang avait dû signer une lettre de réprimande pour diffusion de rumeurs sur internet. Dans ce document d'autocritique, il promettait de ne plus commettre « d'actes contraires à la loi ».

17 mars 2020 : La France rentre en confinement à 12h00

20 mars 2020 : A l'occasion de la visite du président chinois à Wuhan, le docteur Ai Fen répond à une interview de l'organe de presse officiel chinois. "Si mes collègues avaient été prévenus plus tôt, ils ne seraient pas morts, explique-t-elle. Si j'avais su comment l'épidémie allait évoluer, je serais passée outre la réprimande ; j'en aurais parlé partout." Le gouvernement chinois, après la publication de cet entretien accusateur, a saisi les éditions papier du journal et expurgé le site Internet. L'interview a entre temps pu être copiée par des internautes. Depuis, on n'a plus aucune nouvelle de la docteure Ai Fen.

22 mars 2020 : Certains habitants de la ville Wuhan ont expliqué que les 7 salons funéraires de la ville s'apprêtaient à distribuer près de 3.500 urnes par jour, entre le 23 mars et le 4 avril, jour de la «Toussaint chinoise» (Qing Ming, jour de balayage des tombes, ndlr). Près de 42.000 urnes seraient distribuées les prochains jours.

30 mars 2020 : Des photos circulent avec de longues files d'attente pour récupérer les urnes des défunts, la Chine est très loin de 3500 morts officiels, mais plus proche de 50.000 décès.

8 avril 2020 : La mise en quarantaine de Wuhan est levée, ont annoncé les autorités chinoises.

16 avril 2020 : Le rapprochement entre Covid-19 et VIH n'est pas nouveau, on le retrouve sur internet depuis de nombreuses semaines. Toutes proviennent de la même source, un article de recherche publié sur le site BioRxiv.org. Site qui permet de partager des études scientifiques réalisées par des chercheurs.

17 avril 2020 : La Chine revoit son bilan à la hausse avec 1300 morts en plus, cette révision porte le nombre officiel de décès en Chine dû au nouveau coronavirus à 4632 .